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27 janvier 2009

La liberté relative

Quand le geôlier a tourné les clefs dans leurs serrures, il doit s'interroger sur sa propre liberté : suis-je resté du bon coté ? Au même moment, quand la grille s'est refermée derrière lui, le prisonnier espère avoir été poussé du bon coté.

Moi-même, ne suis-je pas enfermé par ma propre liberté ? Et d'ailleurs, liberté, quand j'écris ton nom, est-ce bien à toi que je pense ?

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25 janvier 2009

La meilleure fin

Savoir depuis le début que la fin approche. Depuis le début regarder la fin s'approcher. Dès le début se trouver sous la menace de la fin qui s'approche.

La fin n'est que le prétexte du commencement.

Jalonner sa vie de multiples fins et tout recommencer à la fin de chaque épisode. Inscrire le mot FIN au moment le plus heureux et recommencer après avoir comme au cinéma rangé son mouchoir. S'appuyer sur le mot FIN au moment le plus tragique pour donner le coup de talon qui te fait remonter à la surface.

Et ainsi de suite jusqu'à la fin des fins, en souhaitant qu'elle même annonce un nouveau commencement.

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24 janvier 2009

Le temps passe

Le temps passe sans m'accorder le moindre regard. Faut-il que je m'en préoccupe ? Aurai-je encore le courage de me mettre en travers de son chemin ?

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23 janvier 2009

L'idéal féminin

Il n'est pas de meilleur livre que celui qui n'est pas encore écrit, pas de meilleur conte que celui qui cherche encore sa fin, pas de meilleur drame que celui qui va être mis en scène, pas de meilleur tableau que celui qui sera peint demain.

Il n'est pas de plus belle femme que celle que l'on n'a pas encore croisée.

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20 janvier 2009

Le détachement et l'implication

La vie n'est qu'une succession de pertes et d'échecs.

Abordée avec détachement, la vie conserve son caractère éphémère et dérisoire sub specie aeternitatis. Mais ainsi n'est-elle pas qu'une demi vie ?

Avalée à pleine bouche avec une forte implication, la vie prend une valeur plus forte. Mais ne s'agit-il pas d'une bulle spéculative où germe l'égoïsme pour finalement exploser comme une baudruche et disparaître comme une bulle de savon. 

Avec le concours de Baruch Spinoza et Arthur Schopenhauer

Écrit par Léon Brasil | Lien permanent | Commentaires (0)